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01
Trois semaines de thérapie intensive et individualisée (au moins 10 heures par
semaine) améliorent significativement la communication quotidienne, même en aphasie
chronique, avec un bénéfice maintenu six mois plus tard.
Breitenstein
et al., The Lancet, 2017↗
essai randomisé, 156 patients
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02
Les meilleurs progrès linguistiques sont associés à plus de 20 à 50 heures de
thérapie, à fréquence élevée, adaptée aux besoins du patient et complétée par des
exercices à domicile.
RELEASE
Collaborators, Stroke, 2022↗
méta-analyse, 959 patients
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03
En pratique, les patients reçoivent en moyenne 128 minutes de thérapie par semaine
— très en deçà des doses associées aux meilleurs résultats. L’écart ne tient pas à
l’engagement des praticiens, mais au temps dont ils disposent.
Monnelly
et al., International Journal of Language & Communication Disorders,
2023↗
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04
Les progrès portent largement sur le matériel effectivement travaillé, et l’effet de
familiarisation fausse la mesure d’une évaluation à l’autre. Renouveler le matériel
n’est pas un confort : c’est une condition de la progression.
Castro
et al., Aphasiology, 2022↗ ·
Calamia
et al., The Clinical Neuropsychologist, 2012↗
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05
Dans les démences, elle apporte des bénéfices démontrés sur la cognition, la
communication et la qualité de vie, d’autant plus nets qu’elle est proposée au moins
deux fois par semaine. Elle figure parmi les interventions non médicamenteuses
reconnues par la HAS et l’OMS.
Woods
et al., revue Cochrane, 2023↗
37 essais, 2 766 participants
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06
Dans les essais disponibles, la rééducation à distance obtient des résultats
comparables au présentiel, et permet surtout de prolonger le travail entre les
séances, là où tout se joue.
Laver
et al., revue Cochrane, 2020↗
22 essais, 1 937 participants